Palo Duro Canyon State Park

Panhandle Plains Historical Museum


situation


De la plate-forme d'observation, la vue s'étend loin sur les mesas couvertes de végétation dont le vert rompt avec les jaunes, ocres et rouges des falaises. Vers l'est, dans les bleus du matin, le canyon s'enfonce entre buttes et promontoires. A peine alourdi d'une brume lointaine, l'air sec et frais pétille.

Le canyon de Palo Duro vu du Llano   Le canyon de Palo Duro

Le canyon de Palo Duro vu du Llano(06/00)

Le cône multicolore est appelé"Spanish Skirts" : les jupes espagnoles (06/00)

Légèrement en aval, à Coronado Lodge, "l'Interpretive Center", une grande maquette en relief permet d'apprécier la région d'un coup d'oeil : le canyon, long de 190 kilomètres, s'enfonce de 240 mètres sous le niveau du Llano. Dans sa plus grande largeur, ses murs sont distants de 32 kilomètres. A l'extérieur, sur la terrasse, des lunettes d'approche permettent de pointer vers tel ou tel détail.

Quelques lacets de la route goudronnée, et voici le fond du canyon. La route continue une dizaine de kilomètres le long de la rivière, la Prairie Dog Fork, un bras de la Red River. Elle permet d'accéder à plusieurs campings, parcs de stationnement et aires de pique-nique, d'où partent les chemins qui conduisent vers les plus beaux points de vue. Sur les chemins, plus de voiture : on ne peut aller qu'à pied, en VTT, ou sur un cheval loué pour la circonstance à l'écurie qui se trouve au pied de la falaise.

canyon de Palo Duro

La route descend le long de la falaise (06/00)

L'homme vient ici depuis 10 000 ans : abri, refuge, campement, terrain de chasse, lieu de rencontre et d'échanges, puis ranch, le canyon devint au début du siècle un lieu favori de pique-nique pour les gens de la région. Tout naturellement, en 1933, l'Etat du Texas décida d'acheter suffisamment de terrain pour y faire un parc public, où les gens pourraient se rendre dans un lieu préservé sans empiéter sur la propriété d'autrui. Le résultat est là : 500 000 visiteurs viennent ici chaque année. Cette fréquentation élevée a permis d'apporter des aménagements sortant de l'ordinaire : un petit train s'enfonce dans une branche latérale et permet d'observer les beautés du site. Le tour ne dure que vingt minutes, mais on a une vue rapprochée des "Spanish Skirts", un talus tronconique dont les ravines divergentes rappellent une jupe à volants. On voit également Catarina Cave, une petite grotte creusée par l'eau dans les molasses tendres, ainsi que Sad Monkey, un affleurement de roches dures où l'imagination peut voir les traits d'un singe triste, qui a donné son nom au train.

Grotte dans les molasses

Grotte dans les molasses (06/00)

Au premier passage de la rivière à gué (il y en a sept), l'aire de pique-nique est très populaire : la légende dit que c'est là que Comanches et Kiowas préféraient camper.

Le canyon de Palo Duro

Les indiens aimaient camper ici. Aujourd'hui, on vient y pique-niquer (06/00)

Quelques centaines de mètres plus loin, à droite en contrebas, la réplique de la première habitation permanente du canyon, la cabane de Charles Goodnight, est invisible de la route : un toit de terre couvre une entaille creusée dans le talus, fermée par une façade de rondins. Venu en 1876 avec 16 000 têtes de bétail, Goodnight augmenta son cheptel jusqu'à en élever 100 000.

Il n'en était pas à son coup d'essai avec les vaches : accompagné de 18 hommes, il avait conduit deux mille bêtes du Texas à Denver, pour fournir de la viande aux mineurs. Pour éviter les voleurs de bétail et les péages imposés par les indiens de l'Oklahoma, il prit le risque d'entrer en territoire comanche, de traverser le Llano Estacado aride et inhabité et remonta la vallée de la Pecos, ouvrant une nouvelle piste. Goodnight avait un associé, Oliver Loving. Parti en éclaireur, celui-ci fut attaqué par les Comanches. Malgré une blessure grave, il réussit à leur échapper, mais mourut quelques semaines plus tard. Goodnight tint la promesse qu'il avait faite à son associé : après avoir livré le troupeau, il fit faire un cercueil de plomb et ramena la dépouille à sa famille, un trajet de près de 1 000 kilomètres à travers les Plaines désertes. Romancée, leur histoire a été reprise par James Michener dans Centennial (en français Colorado Saga).

La cabane de Charles Goodnight

La cabane (dug-out) de Charles Goodnight (06/00)

Il faut porter au crédit de Goodnight et de son épouse Mary Ann la première initiative de préservation des bisons. Voyant ceux-ci chassés sans rémission, Madame Goodnight demanda à son mari de faire quelque chose : les premiers bisons rassemblés dans le canyon, prélevés sur les troupeaux qui vagabondaient encore sur le Prairie, furent à la source de beaucoup des grands troupeaux que l'on trouve aujourd'hui en semi-liberté.

Une journée entière ne suffirait pas à explorer le parc, où abondent chemins et paysages pittoresques. L'image de marque de Palo Duro, c'est le "Phare", the Lighthouse. Le chemin qui y conduit est large, dépourvu de côtes ardues. Les vues qu'il offre (ce ne sont parfois que des visions de quelques pas, tant d'un endroit à un autre, le relief peut sembler modifié) vaudraient le parcours pour elles-mêmes.

Sur le chemin du Phare Sur le chemin du Phare

Sur le chemin du Phare (06/00)

Bientôt, le piton se profile au loin... Voici maintenant un abri, pour souffler à l'ombre et un panneau, qui commente la géologie des terrains où s'est formé le Phare. Encore quelques centaines de mètres, et le chemin se transforme en escalier abrupt aux hautes marches contreventées de madriers.

Sur le chemin du Phare   Sur le chemin du Phare

Sur le chemin du Phare (06/00)

Le Phare apparaît au loin (06/00)

L'escalade est rude, mais voici la récompense : le piton est là devant vous, et vous pouvez l'observez d'un banc avant de grimper sur la plate-forme rocheuse qu'il domine de ses vingt-deux mètres. Retournez-vous : Sunday Canyon s'étale devant vous. Et maintenant, vous voulez rire ? The Lighthouse, emblème de Palo Duro, est hors les limites du Parc ! En aucun cas, pourtant, vous n'aurez l'impression d'avoir marché pour rien !

The Lighthouse   Sunday Canyon

Ca y est ! (06/00)

Sunday Canyon (06/00)

Le Phare est à environ quatre kilomètres de l'aire de stationnement : ne partez pas sans eau, l'air sec et le soleil brûlant auraient vite fait de vous déshydrater. Le retour vous paraîtrait très pénible.

Palo Duro

Au sommet de la falaise, les rochers ont pris la forme d'un chameau (06/00)

Tout le temps que vous passerez au fond du canyon, ou dans les canyons adjacents, vous serez au milieu de terrains formés il y a 240 millions d'années dans les marais et la vase d'un littoral antique au bord d'un immense bassin marin. La mer régressait, revenait à intervalles, régressait de nouveau... Elle finit par disparaître lorsque le continent se releva. Dans ce marais salant naturel, les couches des minéraux s'accumulèrent : les molasses rouges sombres qui forment le fond du canyon sont parcourues de strates blanches de quelques centimètres d'épaisseur : du gypse, dont l'une des variétés est l'albâtre, une roche blanche tendre et facile à travailler, qu'on transforme en sculptures et vases translucides.

Palo Duro

Les strates de gypse courent à travers les molasses (06/00)

En 1874, le canyon vit la dernière grande bataille des Comanches : évanescents au milieu des Plaines infinies, mais traqués depuis longtemps par une armée toujours trop faible en effectifs, ils campaient là, surs d'être à l'abri. Le colonel Ranald Mackenzie, ancien général de la Guerre de Sécession, parvint à les localiser. Silencieux, ses hommes profitèrent de la nuit pour descendre les murs du canyon. Au petit matin, ils attaquèrent. Les indiens réagirent, mais il était trop tard : ils étaient cernés, le camp investi. McKenzie fit abattre 1000 des 1400 chevaux qu'ils avaient avec eux. Privés de leur logistique, les Comanches durent gagner les réserves de l'Oklahoma. Ceux qui avaient réussi à s'enfuir, conduits par Quanah, se rendirent neuf mois plus tard.

Fils d'une américaine enlevée lors d'un raid 38 ans plus tôt, Quanah devint un éleveur de chevaux réputé, et fut même juge de paix pour les tribus des réserves. Chef de guerre lorsqu'il suivait la voie de l'homme rouge, il sut s'adapter à de nouvelles conditions de vie très différentes et conduire son peuple sur le chemin de l'homme blanc.

chuckwagon

Le "chuckwagon", la roulotte-cantine qui accompagnait les convois de bovins. C'est une invention de Charles Goodnight (06/00)

Le soleil couchant éteint les lumières du jour, mais dans le canyon, le spectacle continue : tous les soirs de l'été, 80 acteurs jouent dans un amphithéâtre en plein air une pièce décrivant l'arrivée du chemin de fer et la fondation d'une ville sur la Prairie. Le spectacle met en scène cow-boys et indiens, chanteurs et danseurs, combats, festivités... Son nom ? Texas, bien sur !


PANHANDLE PLAINS HISTORICAL MUSEUM


PANHANDLE PLAINS HISTORICAL MUSEUM

A l'entrée du musée :
"Un esprit cultivé est le génie tutélaire de la démocratie, et tant qu'il est dirigé et controlé par la vertu, le plus noble attribut de l'homme" (06/00)

Quelque soit le temps que vous avez passé dans le canyon, ne quittez pas les lieux sans avoir visité ce musée. Situé dans la petite ville de Canyon, à quelques kilomètres de l'entrée du parc, il présente en deux niveaux toute l'histoire locale, depuis les dinosaures jusqu'à l'exploitation pétrolière moderne. Rien n'est absent : squelettes d'allosaure _un dinosaure carnassier, de phytosaure _un ancêtre de l'alligator, de buettneria _une espèce de grenouille de deux ou trois mètres de long, de machérode _le fameux tigre à dents de sabre, collections d'armes et de voitures, un complet derrick de forage des premiers temps, robes anciennes, tableaux de diverses factures, maquettes, animaux naturalisés, pointes de flèches, outils de pierre et d'os, le bonnet à plumes et la lance de guerre de Quanah. Il y a les bâtiments d'une ville du XIXme siècle, et la croissance d'Amarillo, tout proche, y est décrite.

tigre à dents de sabre   Crâne de phytosaure

Le tigre à dents de sabre (06/00)

Crâne de phytosaure (06/00)

 

Voitures anciennes   Maquette de locomobile

Voitures anciennes (06/00)

Maquette de locomobile. La courroie entraîne une lieuse (06/00)

Cité sans ordre, tout cela paraît un peu confus. Mais le musée n'est pas un capharnaüm : il est au contraire très bien organisé, en cinq sections indépendantes qui communiquent. Les collections et leur présentation sont remarquables.


Temps minimum :

Site officiel du park : http://www.palodurocanyon.com/

En bas de page,
une sélection de :

Livres, Films,
et CD.

Les cartes :

Texas :

Carte Texas

Atlas des USA :

Atlas Michelin des USA

Carte des USA :

Carte des USA

Ouest des USA
et du Canada :

Carte de l ouest des USA et du Canada

Nord-est des USA
et du Canada :

Carte du nord-est des USA et du Canada

Sud-est des USA :

Carte du sud-est des USA

PHP my Pub, gestionnaire de publicité

COMMENT Y ALLER :

Accès depuis l'aéroport international le plus proche :

Accès depuis l'aéroport régional le plus proche :

ORGANISER VOTRE VOYAGE :

FAIRE DES CADEAUX :


CARTES ET GUIDES : cliquer ICI (ou cliquer sur un titre).

LIVRES : cliquer ICI (ou cliquer sur un titre).

FILMS : cliquer ICI (ou cliquer sur un titre).

MUSIQUE : cliquer ICI (ou cliquer sur un titre).


Conseils pratiques :

Acheter | Assurances | Décalage horaire | Electricité | Formalités | La monnaie | La voiture | Le voyage

Manger | Nouveau Passeport | Parcs nationaux | Prix de l'essence | Se loger | Téléphoner | Unités américaines

[Haut de page]