Aransas National Wildlife Refuge

Les grues blanches d'Amérique


situation


Tout au long de la côte texane, de la Baie de Galveston jusqu'au Rio Grande, le cordon littoral forme un chapelet d'îles dont la plus longue, Padre Island, atteint 185 km. Battues par la mer et les ouragans, elles sont pourtant occupées par l'homme. Mais celui-ci a laissé à la faune de vastes territoires où, à la mauvaise saison, viennent se réfugier les oiseaux migrateurs. Dans le climat subtropical de cette partie du Texas, oies, canards et grues voisinent alors avec les résidents permanents que sont hérons, spatules, aigrettes, cerfs à queue blanche, pécaris et alligators. La Réserve Naturelle d'Aransas est l'un de ces territoires.

Elle englobe la totalité de l'île de Matagorda et, sur le continent, plusieurs sections dont la plus grande, la Péninsule de Blackjack, est partiellement accessible en voiture : l'ensemble couvre 46 000 hectares. A l'entrée, un " Wildlife Interpretive Center " vous renseignera sur les animaux de la réserve et ses différents biotopes. On peut y acheter des livres et des guides, divers matériels utiles comme pellicules de photo et produits anti-moustiques, et on doit y acquitter le droit d'entrée de quelques dollars.

Heron Flats

Juste à coté du "Wildlife Interpretive Center", à Heron Flats, ce sympathique alligator vous souhaite la bienvenue (12/99)

La partie insulaire du "Refuge" n'a pas de routes, mais peut être atteinte en bateau. Dans la Péninsule de Blackjack, une route goudronnée conduit aux têtes des sentiers et aux points d'observation de la côte. Elle est complétée par une boucle, goudronnée elle aussi, d'où l'on peut voir l'intérieur des terres, et d'autres biotopes que recèle la réserve.

Péninsule de Blackjack   Péninsule de Blackjack

Des pontons permettent de circuler au-dessus du marais.Au fond, sur la crête, on voit la plate-forme d'observation(12/99)

Le marais vu de la plate-forme d'observation. Trois hérons y pêchaient au moment de la photo (12/99)

Il y a quelques milliers d'années, lorsque le climat était beaucoup plus humide, la quantité de sable apportée par les fleuves était supérieure à celle enlevée par la mer. Aujourd'hui, les vagues rongent la côte, malgré la protection relative des îles. A Dagger Point, le littoral a reculé de 10 à 20 centimètres chaque année depuis 1860. Une maison bâtie là, à l'époque en retrait de la mer, fut détruite par l'ouragan Carla, en 1961. Le passage d'un bulldozer a permis d'en transformer les vestiges en un petit brise-lames qui ralentit l'érosion, lorsque les vagues ne sont pas trop fortes. De la pointe, il ne reste qu'une légère avancée entre deux baies bordées de falaises de sable.

Entre la mer et la falaise, une courte plage s'enfonce doucement sous l'eau. D'une falaise de sable à un fond de sable, on penserait trouver une plage de sable ! Mais le sol est couvert de coquilles d'huîtres, dégagées de la falaise à chaque tempête. Il y a 10000 à 12000 ans, les courants les ont amenées ici où, mélangées au sable, elles ont formé un récif.

Dagger Point Dagger Point

A Dagger Point... la plagecouverte de coquilles d'huitre vieilles de 10 000 ans (12/99)

Aransas est particulièrement intéressante à visiter d'octobre à avril : c'est la période où les oiseaux migrateurs séjournent ou s'arrêtent. La pluviosité est basse, et dans les étangs à demi asséchés, on a toutes leschances de contempler des alligators. Au coeur de l'hiver, ils hibernent : immobiles, on les confond d'abord avec la vase, puis on croît à des troncs d'arbres en train de pourrir au fond du marais, mis à jour par la sécheresse. Lorsqu'on réalise enfin, on est encore plus surpris de voir, tout autour d'eux, une vie grouillante d'oiseaux aquatiques, canards, avocettes, hérons, spatules, ibis dont ni la proximité, ni même la quête agitée de nourriture ne déclenchent chez ces sauriens la moindre réaction agressive. C'est qu'en dessous de 14°C, la digestion des alligators s'arrête : ils peuvent se passer de nourriture plusieurs mois d'affilée lorsque c'est nécessaire.

Aransas   Aransas

A la saison sèche, l'étang est presque vide... (12/99)

...mais la vie y grouille ! (12/99)

Il y a à Aransas trois petits lacs qui abritent deux bonnes centaines d'alligators. Si un étang se vide, ses occupants s'en vont dans le plus proche, en se traînant piteusement sur le sol. Occasionnellement, on peut en voir nager à proximité de la côte, mais l'alligator américain préfère les eaux douces ou saumâtres à l'eau trop salée de l'océan.

grand héron bleu, avocettes en vol et une douzaine d'alligators

Un grand héron bleu, deux avocettes en vol et une douzaine d'alligators engourdis (12/99)


Au milieu des alligators

Au milieu des alligators, un grand héron bleu, une spatule rosée et une grande aigrette (12/99)


L'alligator n'attaque pas l'homme pour se nourrir, mais la sécurité dans laquelle il vit à l'intérieur de la réserve lui a fait perdre sa méfiance naturelle : il ne s'en écarte pas non plus. Si vous l'approchez, il risque soudain de perdre son sang-froid

L'alligator

et de vous attaquer, d'un coup de mâchoire ou de queue. Aussi restez prudent : une bonne paire de jumelles et un téléobjectif, de toute façon indispensables à Aransas, sont votre meilleure sécurité.

La route en boucle éloigne le visiteur de la côte, principalement vers des zones de prairies et de bosquets de chênes, où vous verrez sans aucun doute des cerfs à queue blanches, peut-être des pécaris ou un sanglier. Certains visiteurs assidus prétendent parfois avoir vu des pumas ou un jaguarundi, un félin rare, natif du Mexique et du sud du Texas : ces animaux étaient courant autrefois à Aransas. Il est possible qu'ils y reviennent. En tous cas, leur présence n'y est plus attestée officiellement.

Aransas

Dans le paysage de prairies et de bosquets, une biche à queue blanche détale (12/99)

Un peu partout, vous ne manquerez pas de reconnaître le vol des busards, présents dans tout le sud des Etats-Unis.

Aransas est l'un des refuges d'hiver de la grue blanche d'Amérique (whooping crane). Cet oiseau, dont on ne recensait plus qu'une vingtaine d'adultes à la fin des années 30, a retrouvé quelque vitalité : environ 70 couples font chaque année le voyage de 2400 kilomètres depuis leur habitat canadien, Wood Buffalo National Park au Saskatchewan, jusqu'à la côte texane.

Les chances de les voir à l'oeil nu sont infimes. Avec de la patience et de bonnes jumelles, il est parfois possible de les observer, loin dans les marais qui bordent la côte.

En bref, on peut se contenter de passer une heure ou deux à la Réserve Naturelle d'Aransas, mais on pourrait aussi y rester huit jours sans se lasser, chaque heure amenant son lot de découvertes. A seulement 260 kilomètres de Houston, elle peut être une destination pour le week-end, en particulier au mois de décembre où les oiseaux sont nombreux et les visiteurs rares. A noter, pour l'Histoire, que le village proche de Refugio ne doit pas son nom à la réserve, mais à une mission espagnole au Texas, Nuestra Señora del Refugio, établie en 1795.


Temps minimum : 2 heures sans l'accès

Site officiel :http://www.fws.gov/southwest/refuges/texas/aransas.html


COMMENT Y ALLER :

Accès depuis l'aéroport international le plus proche :

  • Houston situé à 250 km à 4 heure(s) de route.

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