Comme la Pecos, la Canadian River prend sa source au Nouveau-Mexique, dans la chaîne de Sangre de Cristo. Contrairement à la Pecos, qui file vers le sud, la Canadian tourne vers l'ouest et traverse les Hautes-Plaines dans une vallée d'effondrement due à la dilution de couches de sel gemme par les eaux souterraines.
Sa vallée sépare le Llano Estacado, au sud, des Hautes Plaines septentrionales. La transition est par endroits presque imperceptible: la route descend, remonte, sans cassure brutale. Mais sur presque tous les 300 kilomètres de largeur des Hautes Plaines, des falaises se sont formées, que les Américains nomment "The Breaks". C'est à l'arête de ces falaises que se trouve un grand lit de silex délicatement colorés, dont les indiens avait fait une carrière préservée dans au Monument National d'Alibates. Ces pierres se vendaient à travers les Plaines et jusqu'au Golfe du Mexique.
Rejointe par sa branche septentrionale qui la suit dans l'Oklahoma, la Canadian se jette dans l'Arkansas, affluent du Mississippi, un peu avant d'arriver à Fort Smith.
A Amarillo, son débit moyen est de 8 m3/s (3% de la Seine à l'entrée de Paris), mais en 1994, une crue porta ce débit à 440 m3/s : cette eau au comportement si changeant est retenue dans le lac Meredith, au nord-est d'Amarillo.
© et crédit photos : America dreamZ.
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