Le Brazos (ce nom étrange vient de l'espagnol Brazos de Dio : les Bras de Dieu) naît sur le plateau du Llano Estacado, ou partie méridionale des Hautes Plaines. Le Llano est en pente douce vers le sud-est et plusieurs ruisseaux, dont certains traversent tout le plateau, s'assemblent pour former le fleuve, qui traverse ainsi le Texas d'ouest en est. Ses principaux affluents sont la Navasota et la Leon
Le Brazos est un cours d'eau important, malgré ses origines modestes. Il n'arrose pourtant que trois villes moyennes : Lubbock, Waco et Freeport. Plusieurs villes et villages se sont formés là où existaient autrefois des gués. Lorsque la circulation ne changea pas de route, le gué fut remplacé par un pont et la ville grandit : c'est le cas de Waco. Là où la circulation se tarit, le village mourut : c'est le cas de Washington on the Brazos, où fut pourtant signée la déclaration d'Indépendance du Texas, et qui en fut quelques temps la capitale.

La Brazos à San Felipe (03/99)
La Brazos termine sa course à Freeport, dans une zone qui réunit onze villes ou villages industriels, agricoles, historiques, sans oublier les petits ports de pêche et les zones sauvages. C'est l'un des cotés étonnants du Texas : on voit couramment sur la cote de grands vols d'oiseaux sauvages voisiner avec les usines pétrochimiques et les habitations. Cette zone est nommée Brazosport Area, et s'avance de 45 kilomètres à l'intérieur des terres.
A Rosharon, le débit moyen de la Brazos, entre 1967 et 1999, fut de 242 m3/s, soit 86% du débit de la Seine à l'entrée de Paris. A Waco, il n'est que de 22 m3/s : on voit la différence de pluviosité entre la côte et les Plaines.
© et crédit photos : America dreamZ.
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