Histoire du Nevada

Les premiers hommes, venus d'Asie par l'isthme de Bering, arrivent dans la région il y a un peu plus de 11 000 ans. De grands lacs, bordés de montagnes, occupent alors une grande partie du territoire. Le climat est froid et beaucoup plus humide. Le gros gibier abonde : mammouths, paresseux et bisons géants vivent dans la contrée, et lorsqu'on sait chasser, la vie est facile. Mais le temps se réchauffe. Le lac régresse, le gros gibier disparaît, la région devient peu à peu un désert. Génération après génération, les occupants devront s'adapter.

Grâce à l'archéologie, on peut voir ces hommes évoluer, passer de la cueillette à l'agriculture, découvrir la vannerie, la poterie, puis, devenus plus ou moins sédentaires, construire des "pit-houses", ces maisons partie creusées dans le sol, partie constituées de murs bas et d'un toit.

A partir de l'an 700, le long des affluents de la rive droite du Colorado, vivent les Anasazis. C'est la pointe occidentale de la culture de Mesa Verde et Chaco Canyon, six cents kilomètres à l'est. On estime qu'ils sont entre dix et vingt mille, qui vivent le long de la Muddy River (Meadow Valley Wash), là où se trouve aujourd'hui la grande branche nord du Lake Mead. Avant que ce dernier n'inonde les ruines, les archéologues purent fouiller une partie des pueblos et découvrirent les reliques de leur civilisation. La plus grande maison avait cent pièces. En 1150, les Anasazis disparaissent. Certains s'associent probablement aux Païutes méridionaux, alors que d'autres, attachés à leur peuple, semblent être partis rejoindre les pueblos de l'est.

Lorsque arrivent les premiers Américains, six cents ans plus tard, la plupart de ces régions appartiennent alors au Mexique. Le territoire est en réalité occupé par plusieurs tribus : les plus importantes sont les Washoes, les Païutes et Bannocks, et les Shoshones. Les Washoes tiennent le lac Tahoe et les terres qui l'entourent, le versant oriental de la Sierra Nevada et ses dépendances jusqu'aux premiers bassins, de la région de Susanville, au nord, jusqu'à Mono Lake, au sud.

Les Païutes sont divisés en deux sous-groupes. Ceux du nord vivent autour de Pyramid Lake et de Walker Lake. Ceux du sud, à cheval sur le Colorado, occupent l'angle méridional du Nevada, une partie du désert Mojave en Californie, ainsi qu'un bout d'Arizona et d'Utah. A l'est sont les Shoshones. Les Bannocks vivent au nord, sur les marges de l'Oregon et de l'Idaho.

Pour ces habitants du désert, la vie est difficile. Ils doivent chasser, pêcher, cueillir sans relâche pour parvenir à vivre. Le pignon du pin, qu'on récolte au flanc des collines, leur procure une large part dans leur alimentation. Même si le gibier n'est pas rare, il est difficile à tuer, avec un arc et des flèches dont la portée utile n'est que de dix à quinze mètres. Ces hommes connaissent la poterie, mais l'utilisent moins que la vannerie : quand on se déplace sans cesse, un matériel capable d'absorber les chocs est plus durable. Ils chassent les lapins avec un bâton de jet, qui assomme l'animal. Ce sont des chasses organisées, avec des rabatteurs et des chasseurs postés. Ceux qui vivent près des lacs pêchent à la nasse et au filet, chassent le canard avec des leurres, et se déplacent sur l'eau grâce à de petites barques de roseaux. Ils possèdent peu de chevaux, peut-être parce qu'ils n'y ont que peu accès, ou n'ont pas vraiment acquis l'art de l'équitation.

Les premiers Américains sont des trappeurs de castor. Une équipe conduite par Peter Skene Ogden vient du Grand Lac Salé et pénètre dans l'angle nord-est en 1826. La même année, Jedediah Strong Smith, leur concurrent, entre par le sud et va jusqu'en Californie. Quelques années plus tard, Joseph Walker traverse le Nevada et atteint San Francisco. Le chemin qu'il suit le long de la Humboldt deviendra la première branche de la piste de Californie.

John Bidwell et John Bartleson quittent Sapling Grove, au bord du Missouri, le 12 mai 1841. Accompagnés d'un groupe d'émigrants, ils vont en Californie. Sans cartes précises, avec seulement les indications données par ceux qui les y attendent - mais qui sont venu par mer, ils se débrouillent pour aller de Fort Hall à la région de l'actuelle Stockton en longeant la Humboldt. Une seconde compagnie, guidée par Joseph Walker, suit à peu près le même chemin en 1843.

Cette poussée vers l'ouest, le caractère expansionniste des Américains conduit le gouvernement à envoyer le capitaine Fremont explorer la région. A la fin de 1843, Fremont suit la piste jusqu'en Oregon, vire au sud, et entre au nord-ouest du Nevada. Il est le premier Américain à voir Pyramid Lake, qu'il nomme. Il entre en Californie puis traverse le sud du Nevada par la même route que Jed Smith dix-sept ans plus tôt.

Trappeurs, explorateurs, émigrants, commerçants, conducteurs de troupeaux passent, mais aucun ne s'arrête. De rares individus ouvrent un commerce au bord de la piste de Californie, dans l'espoir de ravitailler les pionniers de passage. Mais le manque d'eau mis à part, la véritable difficulté est d'avoir quelque chose à vendre : Salt Lake City est au bout du désert, et Sacramento de l'autre coté de la montagne. Pourtant, au printemps 1850, un petit groupe de Mormons en route pour la Californie s'arrête dans la vallée de la Carson et y fonde un poste de traite. L'année suivante, John Reese vient de Salt Lake City avec dix chariots de marchandises et de semences, achète la cabane et construit sur le terrain un bâtiment digne de ce nom : c'est le premier au Nevada. D'autres pionniers s'arrêtent, occupent des terres, plantent... L'agglomération deviendra Genoa.

Dès 1854, mécontents de l'absence d'administration dans laquelle ils vivent, ces quelques fermiers font rédiger un projet de constitution provisoire, afin que leur région devienne un territoire indépendant de l'Utah. En réaction, Brigham Young crée un nouveau comté et envoie un administrateur. L'année suivante, il enverra aussi un groupe tenter de transformer les prairies de Las Vegas en zone civilisée. Cette seconde expérience ne durera que quelques mois, mais la vallée de la Carson est suffisamment riche en eau pour que les familles prospèrent.

Mais les relations entre les Mormons et l'Etat Fédéral sont au plus bas. En 1857, Young rappelle ses coreligionnaires à Salt Lake City, pour le cas où il devrait défendre la ville. Deux cent "non-Mormons" restent dans la vallée de la Carson et envoient un délégué à Washington porter au Congrès une pétition réclamant l'indépendance. La session parlementaire s'achève sans décision, et les choses restent en l'état.

Tout change en 1859, lorsque sont découvertes les mines d'or et d'argent de la veine de Comstock. Leur richesse est fabuleuse: une ruée arrive de Californie ! Au même moment, l'élection d'Abraham Lincoln provoque la sécession de la Caroline du Sud, suivie en quelques mois de six autres Etats. Lorsque, au début de 1861, se constituent les Etats confédérés, le Congrès - du Nord, accorde au Nevada le statut de Territoire. Trois ans plus tard, à l'approche de l'élection présidentielle, le Nord se dit qu'un Etat Unioniste de plus ajouterait deux sénateurs et des représentants à la liste des grands électeurs susceptibles de voter "Lincoln". Après une tentative infructueuse, malgré les factions, le Nevada parvient à se doter d'une constitution. L'envoi du texte à Washington par télégraphe coûtera 3416.77 dollars. Lincoln signe, et le Nevada accède au rang d'Etat, cinquante et un ans avant le Nouveau-Mexique, dont le peuplement a pourtant commencé 250 ans plus tôt.

En une vingtaine d'années, on extrait pour 500 millions de dollars de métaux précieux de la Virginia Range, auxquels s'ajoute le produit des mines découvertes à Eureka, Austin, Pioche... Le chemin de fer transcontinental, qui arrive en 1868, ajoute à l'activité tout en la rendant plus productive. Le Nevada se peuple rapidement. Pour nourrir toute cette population, de nombreux ranches s'établissent. De longs convois de moutons et de vaches sont amenés depuis le Nouveau-Mexique et le Texas.

Dès 1860, l'arrivée de ces milliers de gens déclenche une guerre indienne : les Païutes de Pyramid Lake ont faim, et ne supportent plus le comportement de certains Américains. Après l'attaque d'un relais du Pony Express, où les Païutes tuent plusieurs hommes, une centaine de volontaires se met en route vers les villages indiens pour une opération de représailles. Ils tombent dans une embuscade : soixante-seize sont tués, et une vingtaine blessés. Il faut faire venir l'armée des casernes depuis la Californie pour rétablir un peu d'ordre, mais les troubles continueront plus d'un an.

Les mines s'épuisent au début des années 1880. Les gens s'en vont. Certains journaux de l'est affirment même que si la population devient trop réduite, il faudra retirer au Nevada son statut d'Etat. Deux décennies de récession succèdent à vingt ans de prospérité. Au début du vingtième siècle, les découvertes d'argent de Tonopah et la mise en exploitation des mines de cuivre d'Ely relancent l'économie. D'autres gisements plus petits sont découverts, parfois montés en épingle par des financiers véreux au point de confiner à l'escroquerie.

Pendant les années noires de la fin du XIXème siècle, le développement a tout de même continué : on s'est occupé d'irrigation. Mais la surproduction agricole dans l'Est est telle que les projets lanternent. Il faut, en 1901, l'élection de Teddy Roosevelt, lui-même un homme de l'Ouest quoique d'origine new-yorkaise, pour donner l'impulsion qui lance les grands travaux.

La Guerre de 14-18 ruine l'Europe mais profite au Nevada. Le demande en chevaux, en bétail, en cuivre et métaux précieux augmente. Le contrecoup se fera sentir à la fin de la guerre : la double baisse de la demande et des prix déclenche le chômage. La construction des routes, qui commence dans tous les Etats-Unis, amène une nouvelle activité, relayée pendant les années 30 par le transfert d'un grand dépôt de munitions de Hawthorne et surtout l'érection du barrage de Hoover.

Les effets de l'épouvantable crise boursière de 1929 ne se font sentir qu'à la fin de 1932. Depuis dix-huit mois, le Nevada a réduit à six semaines le temps de séjour préalable à un divorce et légalisé le jeu. Les casinos existaient illégalement : les voilà libres d'avoir pignon sur rue. Il faudra une dizaine d'années pour que Raymond Smith, le premier à faire de la publicité, leur donne une apparence de respectabilité. La Seconde Guerre Mondiale amène, elle aussi, une nouvelle prospérité au Nevada. L'Etat fédéral construit une usine de magnésium au sud de Las Vegas ; le minerai est extrait au Nevada. Plusieurs bases militaires sont créées et l'activité des mines de cuivre, de tungstène, de zinc et de plomb augmente.

A la fin de la guerre, la chute est moins dure que la fois précédente : un flot de gens a découvert le Nevada, la possibilité de se marier ou divorcer aisément, les casinos et les stations d'hiver et d'été du lac Tahoe. Certains restent : la population, de 110000 en 1940, passe à 160000 en 1950. C'est dérisoire en comparaison de la Californie voisine, où vivent des millions de gens qui viennent de plus en plus nombreux au Nevada. C'est à Elko qu'un casino imagine le premier de faire venir de grands noms du spectacle : le résultat est spectaculaire ! El Rancho et Last Frontier, les premiers casinos du Strip, à Las Vegas, l'imitent bientôt. En même temps que la population californienne augmente en trente ans de plus de 50%, le chiffre d'affaire du jeu au Nevada est multiplié par soixante !

Comme les précédentes, les guerres de Corée et du Vietnam favorisent la production minière. La Guerre Froide aussi, a son influence : de 1951 à 1962, une centaine de bombes atomiques sont tirées à l'air libre à Frenchman Flat, dans le désert au nord de Las Vegas. Des essais de carburant nucléaires pour les moteurs spatiaux auront également lieu jusque dans les années 70.

L'extraction du cuivre a quasiment cessé depuis 1980. De nouvelles mines, d'où l'on extrait l'or à ciel ouvert, ont été ouvertes. Le Nevada possède un peu de pétrole, et bénéficie de nombreuses sources chaudes, dont certaines alimentent des centrales électriques qui, en 1999, étaient capables de fournir 1.6 million de mégawatt-heure. Cette énergie naturelle est également utilisée pour le chauffage, et des applications industrielles.

Mais la principale ressource du Nevada est, de loin, le tourisme. C'est aussi la plus stable. Las Vegas reçoit chaque année plus de 30 millions de gens, trois fois plus qu'au début des années 1980. Malgré le coup porté par les attentats du 11 septembre 2001, qui ont conduit les casinos à licencier des milliers d'employés, il y a gros à parier que le flot de visiteurs reprendra bientôt, si la sécurité aérienne est assurée. Les casinos, avec leurs néons et leurs machines à sous, sont devenus les nouvelles mines du Nevada.

Géographie du Nevada

Contigu à la Californie, l'Arizona, l'Utah, l'Idaho et l'Oregon, le Nevada, entre le 35ème et le 42ème parallèles, couvre 284 490 km2 (52% de la France métropolitaine). D'est en ouest, il faut parcourir 515 km pour traverser l'Etat dans sa plus grand largeur, tandis que sa hauteur totale est de 777 km. L'altitude, en moyenne de 1670 mètres, varie de 146 mètres, là où le Colorado quitte son territoire, à 3995 mètres au sommet de Boundary Peak, à la frontière californienne. L'histoire géologique du Nevada en fait un territoire extrêmement complexe, tant sur le plan de la topologie que de la minéralogie.

Trois facteurs permettent de décrire et d'expliquer sa géographie.

Le plus important est sans doute la province du Basin & Range : à l'exception des abords du lac Tahoe et d'un petit territoire au nord-est, le Nevada y est entièrement inscrit. Le Basin & Range est une succession de chaînes de montagnes, pour la plupart orientées du nord au sud, séparées par des vallées, ou des bassins fermés dans lesquels stagne une eau le plus souvent intermittente.

Le second élément est le Grand Bassin. La plus grande partie du Nevada se trouve dans cette zone géographique, qui n'a pas d'écoulement vers la mer : toute eau qui y entre s'infiltre ou s'évapore. Le Grand Bassin, qui s'étend jusque dans l'Utah, l'Idaho, l'Oregon, le Wyoming et la Californie, est bombé en son centre, un peu comme une poêle à frire dans laquelle on aurait posé une soucoupe à l'envers : à l'ouest du Nevada, l'altitude au pied des montagnes est plus faible de 500 mètres qu'au centre et à l'est. Les rivières nées sur la "soucoupe", lorsqu'elles ne se terminent pas dans un bassin intermédiaire, tendent à se rassembler pour couler vers le point le plus bas, dans l'ouest de l'Etat.

Hors du Grand Bassin, au sud, un réseau de petits cours d'eau se jette dans le Colorado. Au nord-est, nées sur le plateau basaltique de l'Owyhee, quelques rivières coulent vers la Snake.

Le troisième élément, bien qu'il vienne à peine côtoyer la frontière de l'Etat, est la Sierra Nevada. Cette haute chaîne de montagnes arrête la pluie venue du Pacifique. Le Nevada est l'Etat le plus sec des Etats-Unis. L'eau et surtout la neige du versant oriental alimentent les plus grandes rivières du Nevada, la Truckee, la Walker, la Carson. Toutes trois s'achèvent dans un lac, un étang ou un marécage. Au sud, la Sierra disparaît, et les chaînes côtières de Californie jouent le même rôle d'écran sans contribuer à l'irrigation. Au nord, alors que la chaîne et la frontière divergent, on trouve en Californie quelques vallées verdoyantes. L'une, qui fait penser à la Suisse, fut même nommée "Surprise Valley" par les émigrants du XIXme siècle. Elle est dans le Basin & Range et semble marquer la frontière climatique entre les deux Etats.

Deux déserts se partagent le Nevada : au sud, le désert Mojave. Au nord, le désert du Grand Bassin, où l'eau plus abondante provient en majeure partie de la neige. Leur frontière est visible en observant la végétation : dans le Mojave pousse la créosote, un arbuste bas aux petites feuilles rondes vernissées. Dans le Grand Bassin, c'est l'armoise qui domine. Ne vous y laissez pas prendre : les Américains l'appellent "sagebrush", mais elle n'a rien à voir avec la sauge.

A l'ouest, l'eau des rivières nées dans la Sierra s'accumule dans deux grands lacs : Pyramid Lake et Walker Lake. Leur eau, équilibrée et répartie par un réseau de canaux, irrigue des plaines fertiles et alimente les villes. Ailleurs, c'est sec, sauf, au nord, lorsque une eau saisonnière imprègne la vase des fonds des anciens lacs de l'époque post-glaciaire. Ces fonds de terre, ou de sel, sont fréquents au Nevada, où ils s'étendent en "playas" parfaitement horizontales. Certaines atteignent plusieurs centaines de kilomètres carrés.

D'ouest en est, il faudra traverser les bassins et passer les montagnes par des petits cols où l'armoise cède la place aux pins pignons et aux genévriers. Les rivières sont rares : en cinq cents kilomètres, on ne coupe que la Reese River, et le désert, de plus en plus aride, continue dans l'Utah. Pourtant, sans que la route n'ait jamais paru monter vraiment, la différence d'altitude est sensible par les couleurs, la végétation, la plus grande proximité des montagnes.

C'est lorsqu'on s'y élève qu'a lieu le véritable changement. A partir d'une certaine altitude, la température, l'eau plus abondante permettent aux arbres de pousser. Ce sont d'abord les genévriers et les pins pignons, puis des conifères mêlés de trembles. A la limite de l'Utah, la Snake Range est assez haute et froide pour conserver le dernier glacier du Grand Bassin.

Au sud, la paysage est tout autre : l'altitude plus basse, la chaleur plus forte qui règne dans le désert Mojave en font un décor jaune, clairsemé de buissons de créosote et autres plantes capables de vivre sans eau : ici, les précipitations ne sont guère que de deux cents millimètres par an. L'immense retenue du lac Mead, sur le Colorado, ne semble même pas créer un microclimat, et les rives du lac, sauf là où l'on arrose, ne porte ni arbres, ni herbe. Le lac attire pourtant chaque année des milliers de vacanciers, venus pêcher, faire du bateau, nager...

Le Nevada est un Etat difficile à appréhender : si on se contente de suivre les autoroutes, ou même les grandes routes sans s'intéresser aux abords, on peut penser éternellement qu'à part Las Vegas, il n'y a rien à y voir. Mais c'est une foule d'endroits un peu à l'écart, un canyon bariolé, un ancien volcan, une ville fantôme, un ancien relais du Pony Express un lac aux eaux bleues dont personne ne parle qui font son charme. Au Nevada, le Bon Dieu est dans les détails.

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Drapeau nevada