Pyramid Lake


Cette pyramide n'est pas maya ! Il s'agit plutôt des Egyptiens : le capitaine John Charles Fremont, envoyé découvrir des pistes possibles pour les pionniers de l'Oregon et de Californie, est le premier Américain à voir le lac. Il le nomme d'après une caractéristique peu banale : non loin de la rive orientale, un gros rocher fait penser à la pyramide de Chéops, surtout si on ne l'a vue que sur des gravures.

Pyramid Lake est l'un des derniers vestiges du lac Lahontan, un immense lac glaciaire : il y a 12 500 ans, ses eaux couvraient 22 000 km², aujourd'hui presque entièrement transformés en désert.

Seuls subsistent de lui Pyramid Lake, Walker Lake et les étangs de la réserve naturelle de Stillwater. On pourrait aussi compter la prairie marécageuse où s'achève la Humboldt, mais elle n'a rien d'un lac. Tout le reste n'est que grandes étendues de terre nue, plans de sel, ou vallonnements aux pentes douces couverts d'une végétation basse, sauf là où l'irrigation autorise l'agriculture. Cette eau manque d'ailleurs aux lacs, dont le niveau baisse régulièrement depuis plus d'un siècle.

L'évaporation enlève à Pyramid Lake près d'un mètre vingt chaque année. L'eau de son seul affluent, la Truckee, est détournée pour alimenter les villes et irriguer les champs : Pyramid Lake, en 50ans, a baissé de 21 mètres. Mais, long de 43 km et large de 18 à son maximum, il couvre encore 474 km². Contrairement au Grand Lac Salé, son eau est relativement douce : l'océan est six fois plus salin, et le Lac Salé cinquante-quatre fois plus.

Dans l'écrin jaune et brun des collines arides, l'eau bleue de Pyramid Lake crée un décor méconnu qui, lorsqu'on est à Reno, vaut qu'on se détourne quelques heures.

Plus sur Pyramid Lake

Site de l'US Geological Survey pour l'eau : water.usgs.gov

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