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  La captive aux yeux clairs (The Big Sky)
1952 de Howard Hawks
avec Kirk Douglas, Arthur Hunnicut, Elizabeth Threatt
« The Big Sky », le titre américain du film, est la devise du Montana. Il faut avoir vu ce ciel-là pour comprendre, et c’est bien là qu’on va !

Deux jeunes gens, réunis par le hasard de la route, arrivent à Saint Louis : bien que la Louisiane soit américaine depuis trente ans, les Français sont toujours là et rivalisent avec les Américains pour le commerce des fourrures avec les Indiens.

Jim Deakins (Kirk Douglas) et Boone Caudill (Dewey Martin) se joignent à une compagnie qui part pour les sources du Missouri, une contrée sauvage qu’on n’appelle pas encore Montana. Les Indiens Pieds-Noirs, ennemi des blancs, y règnent en maîtres. Dans la cabine du quillard avec lequel ils vont remonter le Missouri, le Mandan, se trouve justement la fille d’un chef, enlevée lorsqu’elle était enfant : c’est tout le plan du chef de l’expédition, le capitaine Jourdonnais. Il compte bien utiliser la princesse pour gagner l’amitié des Indiens. Comme de bien entendu, Caudill et Deakins entrent en compétition amicale pour les yeux de la belle : le héros repartira seul !

Les paysages ne sont guère exploités, mais à aucun moment l’action ne cesse ! Remarquablement servi par le talent d’acteurs moins connus et une mise en scène de premier ordre, comme le symbole d’une jeunesse éternelle, le sourire éclatant de Kirk Douglas entraîne le film d’un bout à l’autre. La captive aux yeux clairs, dans la simplicité de ses personnages, pourrait paraître dépassé, mais respire la santé.

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