On a beaucoup parlé de ce film lors de son lancement, et il était surtout question des moyens mis en œuvre pour suivre les oiseaux en vol. La présentation omettait de dire tous les endroits du monde, toutes les situations, toutes les espèces qu’on verrait pendant cette heure et demie.
Le Peuple Migrateur est un film d’images : le commentaire se résume à quelques phrases, et l’on regrette souvent de ne pas savoir à quel endroit les oiseaux sont filmés. Oies, bien sur, mais aussi canards, cygnes, grues, cigognes, pélicans, sternes, guillemots, pingouins, condor des Andes, ainsi que l’aigle pêcheur emblème des Etats-Unis d’Amérique.
Quel rapport avec l’Ouest américain ?
Très simple ! Les espèces migratrices volent d’un continent américain à l’autre, et il est fréquent d’en voir, sur la côte texane, les marécages de Californie ou même le Grand Lac Salé. L’administration américaine fait même de grands efforts pour entretenir des "Wildlife Refuges" où ces oiseaux peuvent se poser le temps d’une halte, ou s’arrêter pour hiverner.
Mais les images du vol du pygargue à tête blanche au-dessus du Grand Canyon, des oies à Monument Valley, troublées par une harde de mustangs poussés par des cavaliers navajos, ou plongeant du grès nu dans les eaux du Lac Powell suffiraient pour nous faire conseiller Le Peuple Migrateur aux amateurs d’Ouest américain.