Voyage et décalage horaire


Choisir son vol

 

Villes de départ et d'arrivée
Départ Arrivée
Dates de voyage
Aller Retour
Nombre de passagers
Adulte(s) Enfants -12 ans

Il y a 50 ans, se rendre aux USA était une expédition. Les vols transatlantiques commençaient à peine. Le bateau arrivait à Ellisg Island, la porte d'entrée de New York. On imagine la sensation qu'éprouvaient les passagers, qui venaient de passer trois semaines ballottés sur des bateaux inconfortables, lorsqu'ils passaient la douane, pour débarquer enfin sur la terre promise. Ils n'avaient pas à supporter les conséquences du décalage horaire (en anglais, jetlag) : ils s'étaient adaptés progressivement, au fil des fuseaux.

statue de la Liberté
La statue de la Liberté et Ellis Island (12/06)

La démocratisation du transport aérien a fait disparaître les notions d'éloignement géographique. Ainsi pour vous rendre de France aux USA, il faut, pour un vol direct, de 7 à 11 h, selon la distance. Si vous êtes astreint à un transit, ce qui est souvent le cas pour les villes de l'Ouest, il faudra ajouter deux à trois heures à l'aéroport, et autant pour le vol suivant. N'acceptez pas de vols séparés seulement d'une heure à une heure trente : le temps de passer l'immigration et la douane, de changer de terminal, et un peu de retard au départ, et vous aurez raté votre correspondance. Prenez votre temps : vous en gagnerez !

Il y a de nombreux vols directs vers les villes les plus importantes : Chicago, Washington, Houston, Dallas, Atlanta, Los Angeles, San Francisco... Chaque compagnie aérienne utilise un "hub" (ou plusieurs), une plate-forme d'où partent les vols intérieurs (domestic flights). Les Américains prennent facilement l'avion : leurs aéroports drainent énormément de monde. Le premier aéroport mondial pour le trafic des passagers est Atlanta. Evitez-le si vous pouvez, ainsi que JFK, à New York : on se débrouille plus facilement dans les petits aéroports que dans les grands !

Sécurité aérienne et formalités

Documents nécessaires :
http://www.america-dreamz.com/conseils_pratiques/passeport_securise.php

Sécurité et contrôles :
http://www.america-dreamz.com/conseils_pratiques/formalites_frontiere_usa.php

Ne pas souffrir du vol

L'avion vous évite évidemment le mal de mer. Mais il arrive, assez rarement, que des tempêtes d'altitude secouent l'appareil. Il se produit alors un phénomène nommé "mal de l'air", qui a les mêmes effets : il y a toujours dans la pochette du siège qui vous fait face un sac en papier. Ne commencez pas le vol en soufflant dedans pour le faire éclater, on ne sait jamais !

Au décollage comme à l'atterrissage, la pression à l'intérieur de la cabine change rapidement. Votre corps n'a pas forcément le temps de s'adapter, et vous sentirez peut-être se boucher vos oreilles. Pincez vous le nez, fermez la bouche, et soufflez pour remettre les choses en place.

Bientôt, l'appareil atteint son altitude de croisière : vous ne vous en rendez pas compte, mais la pression intérieure est plus faible qu'au sol, comme si vous étiez en montagne. De plus, l'atmosphère, rapidement recyclée par de l'air extérieur, est très sèche : alors que le taux d'humidité moyen au sol est de 60 à 80%, il ne dépasse pas 5% dans la cabine. Vous vous déshydratez sans vous en apercevoir ! Quelques heures ne suffiront pas à vous momifier, mais il est conseillé de boire suffisamment pendant le vol pour compenser cette perte d'eau.

Les sièges, surtout en cabine économique, sont assez proches les uns des autres et ne laissent guère de place pour les jambes. Si vous ne supportez pas la relative immobilité que vous impose cette promiscuité, demandez un siège près d'un couloir (en anglais : aisle, prononcé "eyle") et circulez dans l'avion. Si vous êtes coincé entre vos voisins, et que vous ne vouliez pas les déranger trop fréquemment, changez fréquemment de position et faites successivement bouger les différentes parties de votre corps, pour maintenir une bonne circulation du sang et éviter l'ankylose.

Si, par contre, vous pouvez rester plusieurs heures immobile, essayez d'avoir un hublot (window). Une fois passé l'Atlantique, vous pourrez vous occuper à suivre le trajet, en essayant de savoir où vous êtes. C'est de moins en moins un jeu de devinettes : les avions les plus récents sont équipés d'écrans vidéo au dos de chaque siège, qui permettent de regarder des films, mais aussi de suivre la course de l'avion sur une carte, de balise en balise. Vous aurez ainsi le plaisir de voir changer le paysage et, selon votre destination, d'apercevoir les glaciers des terres septentrionales, l'immensité du lac Michigan, le crochet du Cape Cod ou la faille de San Andreas.

Evidemment, le vol est un bon moment pour lire, ou finir de préparer votre voyage.

Les transports aériens sont parmi les plus sûrs : le pire qui puisse vous arriver, à part un détournement, vient du comportement d'autres passagers. Certains ont peur en avion : ce n'est pas de leur faute, mais ils n'arrivent pas à se maîtriser, gigotent sans arrêt, s'appuient brutalement au dossier de leur siège qui vient frapper à répétition dans vos genoux meurtris. Il n'y a pas grand chose à faire contre cela, si ce n'est les assommer, mais vous passeriez probablement vos vacances, assorties d'un supplément, en prison : pensez à votre patron, il attend votre retour ! Certains jeunes enfants peuvent également être une véritable plaie, lorsque leurs parents, apparemment inconscients d'être dans un lieu public, les laissent s'exprimer bruyamment et sans arrêt. Lorsque vous n'avez que quelques heures pour dormir, ces cris deviennent vite insupportables. N'essayez pas de recommencer l'éducation des parents : il est trop tard ! Appelez une hôtesse pour qu'elle essaie de les raisonner.

Lorsque vous êtes assis, conservez votre ceinture attachée en permanence : il y a des trous d'air indécelables, parfois très profonds. Ainsi, il y a quelques années, un avion chûta brutalement de 1000 mètres : les passagers qui n'étaient pas attachés ont décollé de leur siège, et certains ont été blessés.

Dès la montée dans l'avion, réglez votre montre à l'heure d'arrivée. Ca n'a l'air de rien, mais en anticipant le décalage horaire, son effet sera moindre.

A l'arrivée

Aux Etats-Unis, il est plus tôt qu'en France, de six heures sur la côte est, et de neuf sur la côte ouest. Le pays est divisé en quatre "Time Zones" : Eastern, Central, Mountain et Pacific. Il y a aussi une Atlantic Time Zone, mais elle ne concerne que l'est du Canada. Ces frontières ne suivent pas les méridiens, mais sont établies par convention locale. Elles font des zigzags et comportent parfois des décrochements aussi importants que la demi-largeur d'un Etat.

Ce décalage fait d'abord qu'étant parti vers midi, vous allez arriver vers 14 heures (alors qu'il est entre 21 et 23 heures en France). Si un second vol vous conduit à destination, il sera deux ou trois heures du matin pour votre organisme, et 17 ou 18 heures au lieu de votre arrivée. Il fait encore jour, vous serez éveillé, mais votre corps accusera la fatigue. Mine de rien, vous serez à la fois nerveux et engourdi en allant chercher la voiture, surtout si vous n'avez pas l'habitude.

Rendez vous à votre hôtel (mieux vaut réserver une chambre, plutôt que d'en chercher une au hasard alors que vous êtes fatigué. De toute façon, il faut indiquer une adresse dans les documents remis au passage de la frontière). Posez vos bagages, rafraîchissez vous et, surtout, n'allez pas vous coucher ! D'abord parce que vous n'allez pas vous endormir ; ensuite parce que, même en buvant dans l'avion, vous avez perdu beaucoup d'eau ; surtout parce que si vous ne dînez pas, vous allez irrémédiablement vous réveiller à quatre heures le lendemain matin : le "jetlag" fait son effet ! Ce dîner n'empêchera pas forcément votre réveil matinal, mais, le ventre plein, vous n'aurez aucune peine à vous rendormir. Dans le cas contraire, vos chances de trouver un petit déjeuner si tôt le matin dans votre environnement immédiat sont faibles et, à part regarder la télévision, vous n'aurez rien à faire pendant deux ou trois heures.

Donc, à l'arrivée, cherchez un restaurant, buvez et mangez !

En Amérique

Les effets du "jetlag", si vous ne vous forcez pas à vous coucher tard, se prolongent une semaine ou plus. Vous vous éveillerez tôt et vous sentirez somnolent vers l'heure du déjeuner. Se lever tôt est plutôt un avantage, si vous allez de place en place : vous profiterez des premières heures du jour, souvent spectaculaires sur les immenses paysages de l'Ouest. Qui a senti le parfum du désert à l'aube _cela ne dure que quelques minutes !, ou vu les montagnes roses du soleil de l'aurore, n'oublie jamais ces impressions.

Le décalage a aussi un effet sur les communications avec l'Europe : si, depuis la France, vous téléphonez à un Américain à 14h00, sachez qu'il est en train de prendre son petit déjeuner. Quand vous devez téléphoner à vos proches restés en France, lorsque vous êtes à San Francisco, évitez de le faire le soir à 18h00 : pour eux, il est trois heures du matin.

Le retour

Le triste moment du retour est venu. Vous avez roulé vers la grande ville, avec un peu d'avance, au cas où la voiture aurait une défaillance de dernière heure. Comme à l'aller, mais cette fois-ci, en anglais, on vous a posé les questions de sécurité à l'enregistrement : "Avez vous fait vos bagages vous-même ? Sont-ils resté tout le temps avec vous ? Quelqu'un que vous ne connaissez pas vous a-t-il confié un colis à porter ?".

On vous a remis votre carte d'embarquement, et vous voici dans l'avion pour l'Europe, encore tout plein de paysages grandioses et de bons moments, avec des pensées de camembert et de vin rouge. Le vol va durer moins longtemps : l'avion vole dans le sens des vents dominants.

Malheureusement, vous aurez fort peu de temps pour dormir ! Trois ou quatre heures si vous partez de la côte est, cinq ou six pour la côte ouest. Vous serez crevé en arrivant, à cause du manque de sommeil et du décalage horaire. Dormez quelques heures en arrivant, ou ne dormez pas. En faisant comme si de rien n'était, vous pouvez forcer votre organisme à se remettre à l'heure européenne en deux ou trois jours. Mais si vous travaillez le Lundi, rentrez un Samedi : le Dimanche ne sera pas de trop pour commencer à reprendre le rythme.

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