USA ou Europe, les marques ont de moins en moins de frontières. Il n'en est pas toujours de même des prix ! Par ailleurs, certains produits intéressants ne sont pas exportés, ou seulement de façon confidentielle. Vous trouverez ci-dessous quelques tuyaux utiles, qui vous feront gagner du temps de l'argent, ou vous permettront d'acquérir des objets introuvables ailleurs qu'aux Etats-Unis.
Le jean est souvent le premier produit auquel on pense : les magasins "Western Wear" en proposent, plus souvent Wrangler que Levi's, ainsi que d'autres marques inconnues en France. Ils ont aussi une gamme de vêtements de style cow-boy, des chapeaux, gants, bottes, selles et harnais !
L'astuce consiste à ne pas acheter à proximité des grandes agglomérations, où les prix sont souvent plus élevés, moins encore dans les endroits touristiques ! Attendez d'être près d'une ville moyenne et, si possible, une région d'élevage : vous y trouverez choix et prix intéressants.
A proximité des réserves d'indiens, vous rencontrererez profusion de marchands d'art et d'artisanat : poteries, bijoux, fétiches et autres objets traditionnels, liés à la culture de chaque tribu. Les poteries, à la mode, atteignent parfois des prix très élevés. Joaillerie et fétiches sont souvent très abordables, mais il n'est pas toujours facile de s'assurer qu'ils ont bien été fabriqués par des indiens : le plus simple est de s'adresser à eux directement, plutôt que d'acheter dans un magasin de centre-ville, ou pire, de périphérie.
Les pièces les plus originales proviennent des indiens du Sud-Ouest : Zunis, Hopis, autres pueblos et Navajos ont une vieille tradition du travail de l'argent. Navajos et Zunis y ajoutent turquoise, corail et autres pierres semi-précieuses.
Chez les Hopis, vous trouverez colliers, boucles d'oreilles, bagues et les fameuses poupées kachinas. Les Navajos font des colliers, bracelets, boucles d'oreilles, chevalières, bagues, boucles de ceinture, conchas (décoration de ceinturon), bandes de chapeau et cravates bolos. Les Zunis produisent bracelets, colliers, pendentifs, boucles d'oreiles, bagues et ont une spécialité : le fétiche porte-bonheur. Chaque tribu a son propre style, facilement reconnaissable. Celui de chaque artisan demande beaucoup plus d'entraînement !

Boucle de ceinturon navajo, argent et turquoise
Au Nouveau-Mexique, les Zunis sculptent dans des minéraux leurs fétiches en forme d'animaux. La tradition remonte à la nuit des temps, et chaque espèce correspond à une personnalité. Les animaux traditionnels sont l'ours, le lion de montagne, l'aigle, le loup blanc, le blaireau et la taupe. Chacun représente un point cardinal, le Ciel ou la Terre. La demande des tribus voisines, puis des touristes a poussé les Zunis à proposer de nouvelles formes, comme le cheval, le mouton ou la grenouille : à chacun son talisman !
Les tribus des plaines produisent des bijoux moins sophistiqués, mais originaux, comme leurs boucles d'oreilles traditionnelles en verroterie.
L'art des indiens ne se limite pas à la bijouterie : les Pueblos du Nouveau-Mexique et d'Arizona produisent de magnifiques poteries. Chaque tribu a son style particulier, résultat de plus d'un millénaire d'évolution des styles et des techniques. Ces poteries sont cuites à la façon traditionnelle, dans des fours ronds, semblables à de petits igloos. Certains artistes utilisent même comme combustible de la bouse de bison séchée ! Marketing ? Certaines pièces dépassent mille dollars, mais les prix sont généralement dans une gamme de cent à trois cents.

Poteries traditionnelles - Museum of Northern Arizona (09/06)
Issues de leur religion, les peintures de sable sont une spécialité des Navajos. Traditionnellement, la peinture est effacée avant la fin de la cérémonie religieuse mais, pour les amateurs, ces indiens confectionnent des peintures permanentes. Ne croyez pas acheter une peinture sacrée ! Seules les sorciers savent les faire, et leur diffusion serait sacrilège. On trouve à la fois de très jolies choses, et d'autres très vulgaires : le développement du tourisme n'a pas apporté que du bon. Les Navajos, éleveurs de moutons, sont également célèbres pour leurs couvertures tissées à la main, vendues très cher. Chaque clan _il y en eut plus de soixante-dix, à son style particulier.
On connaît des cérémonies hopis, au moins de nom, la danse de la pluie et celle du serpent. Pendant la moitié de l'année, des esprits, les kachinas, apparaissent dans le village, grimés et masqués. Les Hopis en font pour leurs enfants des représentations miniatures : certaines poupées kachinas, hautes de 10 à 40 centimètres, sont superbes, et les plus belles coûtent très cher.

Authentique poupée kachina - Heard Museum - Phoenix (05/07)
Au Texas, San Angelo est spécialisée dans les perles de rivière, produites par les mollusques locaux : au State Park de Colorado Bend, on voit de ces coquilles (sans perle !) sur les plages. Ces perles sont souvent roses, mais aussi vertes et grises.
Vous verrez aussi de temps en temps de superbes tableaux, comme au Museum of the Plains Indians, à Browning, Montana.
La première chose à connaître, c'est vos mesures, tour de taille et entrejambe, en pouces, s'il vous plait. En général, un bon vendeur vous les dit au premier coup d'oeil, et vous pourrez confirmer par un essai. Dans la plupart des cas, on trouve le pantalon qui va, et on gagne le temps de l'ourlet.
Le tissu des jeans est 100% coton. Les deux marques célèbres sont Levi's (en anglais li vaï) et Wrangler. Les Levi's ont une couture intérieure, ce qui ne favorise pas du tout le confort à cheval ! La couture des Wrangler est à l'extérieur : la marque est devenue tout naturellement le pantalon des cowboys (Levi Strauss, en arrivant en Californie à l'époque de la ruée vers l'or, pensait gagner sa vie en cousant des tentes pour les mineurs : il découvrit un marché plus intéressant en leur fabriquant des pantalons solides). Le jean indigo reste le plus courant, mais vous trouverez aussi du beige, du marron, du noir, du blanc et, selon l'endroit et la mode, des couleurs criardes, comme du mauve ou du vert pomme.
Le tissu est, le plus souvent, 100% polyester. L'inconfort par temps chaud est compensé par la totale absence de repassage : même lavés à la machine, ces pantalons ne perdent pas leur pli, et aucun pli parasite ne se forme ! La coupe ressemble à celle des jeans : poches à l'avant et jambes larges pour la tige des bottes. Avec son pli, le slack est presque un vêtement habillé, et il est couramment porté au travail. La fibre synthétique le rend inusable, quoiqu'ils peluche un peu avec le temps.
Il faut connaître tour de cou et longueur de manche en pouces, mais, de plus en plus, on voit une standardisation, comme pour les t-shirts (S, M, L, LL, etc.). Les chemises sont de moins en moins souvent emballées, à la fois pour en réduire le coût, mais aussi permettre aux clients de les essayer.
La chemise de cow-boy classique a de longs pans, deux poches de poitrine à rabat (la poche de gauche est fendue pour laisser passer un stylo) et elle est renforcée aux épaules. Elle ferme souvent avec des pressions nacrées, parfois avec des boutons. Le tissu est fréquemment un assemblage coton-polyester : à moins de 70% de coton, elles deviennent inconfortables par temps chaud. Ce tissu se passe très bien de repassage. D'autres sont en coton pur, mais gardent leurs plis de lavage, et certaines déteignent. Un modèle, très confortable en demi-saison, est en toile imperméabilisée.
Coloris et dessins sont divers et sujets à la mode, à l'Etat dans lequel vous achetez, et vous ne trouverez ni les mêmes marques, ni les mêmes modèles selon que vous êtes dans un région agricole ou touristique. Les chemises de rodéo sont souvent très bariolées.
L'extrémité de la ceinture se replie et se ferme par des pressions autour de la boucle : vous pourrez acheter l'un et l'autre dans des magasins différents, pour les assortir au mieux de votre goût. La ceinture elle-même pourra être revêtue de peau de serpent, de lézard, ou en cuir lisse, gravé ou tressé. Certaines, à la mode indienne, sont décorées de perles.

La lanière de cuir, refermée sur le passant de la boucle
Les Navajos sont spécialistes des boucles en argent, souvent incrustées de turquoise et de corail. Vérifiez en l'authenticité : les produits venus d'Asie soient de plus en plus nombreux !
Vous trouverez facilement de bonnes chaussettes de sport à un bon prix, et parfois même, dans les Western Wear et certains supermarchés, des prix aussi bas que 7 à 8 dollars pour 5 paires. Ces dernières sont tout de même moins agréables et moins durables.
Le rayons bottes d'un grand Western Wears est un spectacle en lui-même : il y a là du lézard, du serpent, de l'autruche, de l'alligator, et du banal cuir de vache. Les bottes peuvent être unies ou multicolores, et des assemblages de blanc et de rouge ne sont pas rares. Les prix varient de 250 à 500 dollars pour une paire, mais ensuite... Quelle allure !
Faites attention, lors de l'achat, de porter des chaussettes suffisamment épaisses (et pas percées !), pour être sur de toujours y entrer. Achetez aussi un tire-bottes : rien de plus pénible que s'en extirper, lorsqu'on n'a pas d'aide.
L'entretien se fait avec de la graisse. Pour les bottes de couleur vive, renseignez-vous auprès d'un vendeur. Attention ! Les tiges en plastique sont moins confortables, et absorbent très mal graisse et cirage !
Comme en Europe, mais avec une fréquence beaucoup plus grande, on voit de plus en plus de casquettes, au détriment des chapeaux. Elles ont leurs avantages : faciles à ranger, elles ne s'envolent pas au premier coup de vent. Le chapeau est porté par beaucoup de gens des campagnes, et les traditionalistes : il est courant d'en voir dans les aéroports. Des vacances dans l'Ouest sont, pour beaucoup d'Américains, l'occasion d'en acheter un, même s'ils sont de plus en plus nombreux à le considérer comme un déguisement. Dans le désert, un chapeau protège mieux la tête, le visage, la nuque et les épaules, et apporte un confort qu'on peut préférer à la simplicité vestimentaire. Par contre, le vent l'emporte facilement !
L'été, dans le sud-ouest, le chapeau de paille est beaucoup plus agréable que le feutre, ne se déforme pas et coûte moins cher : on en trouve facilement entre 30 et 50 dollars. Le chapeau de feutre est plus traditionnel, plus élégant mais aussi plus chaud, et demande plus d'entretien. De couleur claire, il se salira facilement. Sous l'effet du soleil et de la pluie, les bords tendent à se déformer : la seule solution pour leur rendre leur forme initiale est un traitement à la vapeur, si possible avec une presse. Ce genre d'équipement est rare en France. Les prix vont de 100 à 400 dollars. Les grandes marques sont Stetson et Resistol.
Quelque soit le type que vous choisirez, il faudra le ramener en France. Impossible de le mettre dans une valise, il serait déformé. Vous arriverez donc en Europe avec votre chapeau sur la tête et, alors que vous étiez parfaitement à l'aise dans l'Ouest, vous entendrez soudain : "Salut JR", ou "Texas !"... Mais c'est un souvenir et, sur un mur, il tient moins de place qu'une tête d'élan !
Les casquettes sont de toutes sortes, et il y en a de très jolies. Dans certaines galeries marchandes, vous pourrez même en faire broder à votre convenance.

Exposition de galurins dans l'Oregon (07/91)
Dans les campagnes, les librairies sont rares. Dans les grandes villes, Barnes and Nobles offre un large assortiment. Certains aéroports ont des magasins bien pourvus, mais vous risquez de ne les trouver qu'au départ.
Sur l'Histoire et la géographie locale, parcs et monuments nationaux, musées et certaines attractions sont une des meilleures sources. On trouve aussi dans ces magasins des cartes routières et à grande échelle, des cartes postales, des pellicules photos et des cadeaux. Pour les amateurs d'Histoire, il faut également citer les magasins de Sociétés Historiques locales : il y en a une au moins dans chaque capitale d'Etat.
Tout pêcheur au lancer sait qu'avec un leurre inconnu de la rivière, il améliore ses chances. Les magasins, spécialisés ou non, proposent des articles qu'on ne trouve pas en Europe. Certains sont même fabriqués par des artisans locaux, faiblement diffusés et tout à fait originaux.
Vous allez certainement envoyer des cartes postales : quel meilleur moyen de garder le contact ? Vous aurez besoin de timbres : achetez les à la poste. Le plus petit village en a une, signalée par un panneau au bord de la route !
![]() |
![]() |
|
Pas une fente : une trappe ! |
Si vous voulez éviter de vous surcharger, vous pourrez souvent faire expédier vos achats chez vous moyennant un supplément honnête. La poste est lente, fiable et peu onéreuse. Les courriers rapides sont beaucoup plus chers, risquent d'arriver avant votre retour et n'aiment pas du tout garder des colis en stock : précisez au commerçant la date à laquelle il devra faire l'envoi. Ces sociétés de messagerie sont organisées pour vous faire acquitter les droits de douane et la TVA : il est arrivé que, pour des courriers rapides, l'ensemble de ces coûts annexes, lorsqu'on compte le port et l'assurance, dépassent la valeur de l'objet.
N'oubliez pas que la loi française vous autorise à ramener 175 euros par personne sans payer de droits (pour les plus de 15 ans. Les moins de 15 ans n'ont droit qu'à 90 Euros) : il vous faudra peut-être faire des choix !
Tous les détails sur le site des douanes françaises : http://www.douane.gouv.fr/
et
http://www.douane.gouv.fr/data/file/1383.pdf
© et crédit photos : America dreamZ.