
A seulement une centaine de kilomètres de Denver, avec 4348 mètres, il est au quatorzième rang des montagnes du Colorado, devant Longs Peak (15me) et Pikes Peak (31me). Il a d'abord été le siège d'un laboratoire de recherche sur les rayons cosmiques, établi en 1936. Puis, on y installa un petit téléscope à miroir, en 1973, qui était à l'époque le plus élevé du monde. Les installations brulèrent et ne furent jamais reconstruites. Seule reste la route goudronnée la plus haute des Etats-Unis, qui conduit presque au sommet. Elle n'est ouverte que peu de temps dans l'année : la neige rend les derniers kilomètres inaccessibles de la fin d'octobre à mai, et parfois juin. A tout moment de l'année, d'ailleurs, une tempête de neige reste possible.
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Juillet 1992 au mont Evans. |
En juin 1995, il y avait tant de neige que la route du sommet était fermée (07/92) |
Vous croiserez peut-être des chèvres de montagne, sauvages, mais habituées à la présence humaine, ou même des mouflons. Par temps clair, la vue s'étend à 350 kilomètres : elle est époustouflante. Les longues barres des Rocheuses, chaîne après chaîne, étalent leur dégradé, souligné par les lignes enneigées des sommets. Les plus éloignées s'estompent et semblent se confondre avec le ciel.
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Les chèvres de montagne ne recherchent pas le contact, mais ne s'enfuient pas (07/92) |
Lac encore gelé en juillet, loin avant le sommet (07/95) |
Site sur le Mont Evans : http://www.mountevans.com/
Temps minimum : 2h30 avec accès depuis l'Interstate 70
Soixante kilomètres au nord de Denver, curieusement reconstruit sur un terre-plein entre les deux chaussées de l'US 85, Fort Vasquez donne un échantillon de la vie des trappeurs et du "commerce des Prairies". Bâti en 1835 par Louis Vasquez pour commercer avec les Indiens, Fort Vasquez eut affaire à forte concurrence : deux autres établissements au moins se trouvaient au bord de la Platte dans un rayon de 25 kilomètres. Fort Vasquez ne fut exploité que quelques années, puis laissé à l'abandon. Les murs donnent l'échelle, la visite du musée est intéressante, et les rangers sympathiques et accueillants.
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La reconstitution de Fort Vasquez, entre les deux chaussées de l'US 85 (07/03) |
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Site sur Fort Vasquez : http://www.coloradohistory.org/hist_sites/ft_vasquez/ft_vasquez.htm
Temps minimum : 2 heures avec accès.
William Frederick Cody devint célèbre grâce aux écrits un peu fantaisistes et largement exagérés d'un romancier, Ned Buntline. Comme Davy Crockett, dépeint quarante ans auparavant sous le nom de Nimrod Wildfire, le personnage sublimait le mythe du héros américain sous celui de Buffalo Bill. Les tournées européennes _il y a 110 ans !, du " Buffalo Bill Wild West Show ", avec 200 personnes et plus d'animaux encore, qu'il présenta devant la reine Victoria et de nombreux princes d'Europe, achevèrent de le rendre fameux. C'est grâce à ce spectacle que le mot "cow-boy" est devenu légendaire pour le monde entier.

William Cody
Sa vie commence bien autrement : à 12 ans, il quitte le domicile paternel et conduit des chariots. A seize, il cherche de l'or au Colorado. Il est ensuite cavalier pour le Pony Express, éclaireur pour l'armée, chasseur de bisons, et monte sur les planches pour la première fois à 26 ans, pour jouer une pièce dans laquelle Buntline met en scène son "Buffalo Bill". William Cody meurt à Denver en 1917, à 71 ans. Il est enterré sur Lookout Mountain, dans la commune de Golden, entre la Prairie et les montagnes où il avait passé sa jeunesse.
Un petit musée, où l'on peut voir son costume de scène, l'arc et les flèches de Sitting Bull, qui joua plusieurs années dans le Wild West Show, et d'autres souvenirs de l'Ouest commémorent sa vie aventureuse. Quelques bisons paissent à proximité, et rappellent qu'il en tua 4280 en dix-sept mois, pour nourrir les ouvriers construisant une ligne de chemin de fer de la Kansas Pacific.
Site officiel du musée : http://www.buffalobill.org
Temps minimum : 1 heure 30 avec accès
Toute proche, Boulder abrite la plus grande université du Colorado. Peuplée d'étudiants et de professeurs, c'est une ville assez sympathique, avec la réputation d'être quelque peu déconnectée de la vie américaine conventionnelle.
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Boulder : un bâtiment de l'Université (10/85) |
Boulder : le centre-ville au lever du jour (10/85) |
Coors est l'une des grandes marques de bière américaine, que l'on trouve trop rarement en Europe. Fondée en 1873, la brasserie se trouve à Golden, vingt kilomètres à l'ouest de Denver. Elle paraît immense : plus de deux kilomètres de long.
Adolph Coors quitta la Prusse, où il avait appris le métier de brasseur, à 21 ans. Il débarqua à Baltimore en 1868, et se mit en route vers l'ouest, travaillant pour payer son voyage comme il avait travaillé sur le bateau. Il arriva à Denver en 1872. L'année suivante, il ouvrait une brasserie à Golden avec un associé. Sept ans plus tard, il lui racheta ses parts et put enfin être son propre maître. La population croissante du Colorado, enrichie par les mines, offrait un parfait débouché. Adolph Coors était travailleur, compétent et bon homme d'affaires : l'entreprise prospéra.
Tout s'arrêta en 1916, lorsque l'Etat du Colorado vota la prohibition. Coors dut jeter 60 000 litres de bière au ruisseau. Mais il avait diversifié ses activités, et son usine de porcelaine lui permit de se maintenir et de transformer la production de la brasserie. Adolph Coors et ses fils firent du lait malté, et ce qui fut peut être la première bière sans alcool : celui-ci était extrait et vendu légalement aux usines chimiques et pharmaceutiques.
La prohibition dura 17 ans et, de plus de 1500 brasseries qui existaient aux Etats-Unis en 1910, 750 seulement purent reprendre leur activité. Entre temps, Adolph Coors était mort accidentellement. Ses fils poursuivirent son oeuvre.
Coors est maintenant, sinon le plus grand brasseur mondial, la plus grande brasserie du monde par la taille de l'établissement. Pour cultiver le paradoxe, la compagnie possède aussi la plus petite brasserie du monde, que la société a faite fabriquer tout exprès! Avec le moulin à orge et la chambre de fermentation, elle tiendrait dans une valise assez petite pour être acceptée dans un avion comme bagage à main.

La brasserie Coors et Clear Creek. C'est dans ce ruisseau qu'ont eu lieu les premières découvertes d'or en 1850, puis en 1859. (09/85)
Selon Coors, l'eau des Rocheuses est l'un des éléments essentiels dans la qualité de leur bière, grâce aux sources proches qui alimentent Clear Creek, qui traverse la brasserie. Plus connue en Europe, la bière George Killian est produite sous licence Coors. La brasserie se trouve tout près du Colorado Railroad Musem, et on pourra aisément faire d'une pierre deux coups. Elle a beau être la plus grande brasserie du monde, rassurez-vous, la visite ne dure qu'une demi heure !
Temps minimum : 1 heure 30 avec accès
COMMENT Y ALLER :
Accès depuis l'aéroport régional le plus proche :
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© et crédit photos : America dreamZ.
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