Los Angeles

Les studios d'hollywood 4
Plan de Los Angeles
3 Little Tokyo
The Getty Center 5 3 El Pueblo
Union Station
Venice 14 7 Aquarium of
the Pacific
Hollywood
Boulevard
15 8 Queen Mary
Watts Towers 16 17 Southwest Museum
La Brea Tar Pits 18

Ceux qui sont allés à Los Angeles uniquement pour des raisons professionnelles et n'y sont restés que le temps de rencontrer leurs clients vous décriront la ville en deux mots : smog et embouteillages !

Los Angeles   Los Angeles

Temps beau, mais crasseux ! (10/98)

La circulation, excellente vers le sud, est déjà un peu chargée vers le nord (06/02)

La pollution suffit souvent à dissimuler les montagnes, distantes de moins de vingt kilomètres : on s'explique pourquoi les Californiens sont en tête de la lutte antipollution et comment, grâce à leurs initiatives, l'échappement des voitures est catalysé. La Californie du Sud est l'un des endroit du monde où les embouteillages sont les plus terribles. La moitié de l'Interstate 5, jusqu'à San Diego, peut être bloquée pendant plusieurs heures : cent kilomètres de bouchons ! C'est une vieille histoire : en 1929, grâce à la Ford T, vendue seulement 280 dollars, la ville avait déjà deux millions de voitures. Au cours des années 1930, malgré la Grande Dépression, elle inventa les premières autoroutes urbaines. Des usines de construction automobile fonctionnèrent en Californie jusque vers la fin du XXme siècle. Le nombre des véhicules de tourisme, depuis 1929, a quadruplé. Certains conducteurs, d'ailleurs, détruisent en quelques secondes la légende de civisme et de respect du code que leurs attribuent si volontiers politiciens et médias français !

Il faut quitter les autoroutes pour un quartier urbain, pour s'apercevoir que Los Angeles a des habitants : ils ont beau être dix millions, jusqu'ici, comme les cavaliers de Cortez, que les Aztèques prirent pour des centaures, on ne s'était pas rendu compte que les Angeleños pouvaient être séparés de leur véhicule.

Si le séjour laisse un peu de temps libre, on pense d'abord à la légende : Hollywood et ses studios de cinéma, Disneyland et les parcs d'Anaheim, ou les " freaks " de Venice Beach. Mais la ville a bien d'autres attraits : tableaux et statues du Getty Center, artisanat des indiens au Southwest Museum, reliques préhistoriques du Musée d'Histoire Naturelle et des puits de bitume de La Brea, charme suranné du Queen Mary, maisons historiques du vieux Pueblo, missions San Gabriel et Fernando, Chinatown et Little Tokyo composent une ville bien différente des clichés habituels. Deux ou trois jours suffisent à voir les plus intéressants, mais une visite exhaustive prendra une semaine… ou bien plus !

De Torrance à Santa Monica, une piste cyclable longe le front de mer et ses plages : les plus connues sont Redondo Beach, Marina del Rey, Venice et Santa Monica. Plus au nord, Malibu est une célèbre résidence d'artistes du cinéma, mais possède une plage publique. Beaucoup de ces plages, fréquentées depuis le XIXme siècle, ont un ponton équipé d'attractions : grande roue, montagnes russes et autres manèges...

La plage de Santa Monica

La plage de Santa Monica, un matin de semaine en hiver : pas grand monde, malgré une température assez douce ! (02/03)

Si L.A. elle-même est de taille raisonnable, la conurbation qu'elle forme avec ses banlieues est immense : du nord-ouest au sud-est, on peut rouler sans quitter la ville pendant une centaine de kilomètres. D'est en ouest, les zones urbaines s'étendent sur plus de cent trente. L'ensemble couvre une superficie de 1200 km2.

Contrairement à San Francisco, malgré des lieux comme Hollywood, Beverly Hills ou Pasadena, L.A n'est pas très pittoresque. Beaucoup de quartiers d'habitation n'ont que des petites maisons d'un ou deux niveaux, sans charme ni cachet : les attraits touristiques se trouvent plutôt dans musées et monuments que dans les paysages. Les transports en commun, sinon inexistants, sont peu pratiques et peu surs. Compte tenu des distances, la visite à pied est impossible : une voiture est donc indispensable. Pour découvrir la ville en solitaire, un véhicule équipé d'un GPS sera d'un grand confort : il suffit d'y inscrire sa destination (sans oublier qu'une rue peut traverser plusieurs communes) pour que le repérage automatique donne toutes les indications nécessaires à trouver son chemin, sans que l'on soit obligé de consulter une carte dans une circulation encombrée, où s'arrêter est souvent impossible.

Si L.A. mérite une visite, elle n'est pas forcément le meilleur point de départ d'un circuit dans l'Ouest américain : l'aéroport est très grand, peu pratique et, depuis les mesures de sécurité anti-terroristes, en sortir peut durer très longtemps. La gigantesque agglomération est loin d'être la plus simple pour faire ses premiers pas dans la circulation californienne et, si l'on peut y trouver des hôtels à un prix raisonnable, ceux-ci sont souvent éloignés de l'aéroport. Aussi, à moins que ce circuit ne soit résolument orienté vers le sud, mieux vaut opter pour San Francisco (SFO), beaucoup plus convivial, comme aéroport d'arrivée et de départ.

LAX

Première vision en sortant de l'aéroport : le célèbre restaurant de LAX (07/02)

Le peuplement de Los Angeles commence à l'époque où l'Espagne régnait sur la Californie. Sur quarante-quatre colons venus du Mexique, deux seulement sont d'origine purement espagnole, neuf sont indiens, deux sont des noirs. Les autres proviennent de métissages divers. Depuis, la mixité ethnique n'a jamais cessé. De 1821 à 1848, la période mexicaine voit se mélanger hispaniques et indiens libérés du joug des missions. Des immigrants venus de France, du Royaume-Uni, des Etats-Unis apportent leurs savoir-faire. Puis, dans la deuxième partie du XIXme siècle, arrivent Chinois et Japonais, et de nombreux Américains, dont un certain nombre de noirs émancipés par la Guerre de Sécession.

Le nombre des gens de couleur s'accroît considérablement après la Seconde Guerre Mondiale, puis les guerres de Corée et du Vietnam amènent leur lot de nouveaux immigrants asiatiques. La population hispanique, en récession après l'annexion de la Californie par les Etats-Unis, ne cesse d'augmenter pendant tout le XXme siècle.

Au recensement de l'an 2000, dans les comtés d'Orange et de Los Angeles, 42% de la population déclara être d'origine hispanique, 36% de race blanche sans origine hispanique, 8% se dirent de race noire et 12% d'origine asiatique. Près de 1% étaient des indiens. Le pourcent restant avait ses ancêtres à Hawaii, ou dans d'autres îles du Pacifique.

La réputation d'insécurité de Los Angeles n'est pas usurpée ! En 2000, plus de 1 000 meurtres, 2 760 viols et près de 58 000 voies de faits eurent lieu dans le comté. On s'étonne de voir pendre aux fils du téléphone des paires de chaussures en bon état : elles marquent les frontières entre gangs rivaux, distributeurs de drogue et autres malveillances.

Des bandes dangereuses sévissent dans certains quartiers que, même de jour, il vaut mieux éviter : dans le pire des cas, n'y passez qu'en voiture, sans vous arrêter et restez sur les grandes voies de circulation. Sur une population totale de la conurbation supérieure à dix-sept millions d'habitants, on a dénombré dans la région 1 350 gangs, qui totalisent 152 000 membres : ceux-ci peuvent être hispaniques, asiatiques ou noirs américains. Un de leur principaux commerce est le trafic de drogue, mais cambriolages, attaques à main armée et vols de voiture font aussi partie de leurs activités. Les trois quarts des homicides commis en 2000, l'avaient été dans le downtown et les quartiers sud. Il semble que les mesures mises en place par la police aient depuis fait sérieusement diminuer l'activité criminelle : ce n'est pas une raison pour prendre des risques inconsidérés. Ceci dit, les statistiques pour L.A. ne sont pas plus mauvaises que celle de Chicago, Boston ou San Francisco : ici comme ailleurs, il faut éviter les lieux et les situations dangereuses.

Aucun endroit n'est entièrement exempt de crime (une lectrice nous écrivait récemment qu'une de ses amies a été maltraitée et battue en plein aéroport), mais les lieux les plus dangereux sont les quartiers de l'est et du sud : Watts, East L.A., Athens, Carson, Compton, Florence, Hawthorne, Inglewood, Long Beach, Lynwood, Willowbrook, pour ne citer que les principaux. Les lieux touristiques sont plus sûrs mais, comme à Paris ou ailleurs, la présence d'un pickpocket est toujours possible. Certains, la nuit, peuvent devenir dangereux, comme Venice Beach et les alentours de Hollywood Boulevard !

Quant aux tremblements de terre, dont on attribue souvent l'apanage à San Francisco, ils se produisent, avec plus ou moins de force, dans toute la Californie, et de forts séismes eurent lieu dans la région de L.A. en 1812, 1857, 1933, 1971 et 1994.


Temps minimum : 1 journée.

Site officiel : http://www.ci.la.ca.us/


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