La Gila (prononcer Hila) naît au Nouveau-Mexique, où elle a donné son nom à des habitations troglodytes, puis entre rapidement dans l'Arizona. A la hauteur de Clifton, son débit moyen est de 4 m3 par seconde. Quelques kilomètres en aval, elle est grossie par la San Francisco, sensiblement de la même taille. Ces deux ruisseaux nés dans la zone de transition semi-aride entre Plateau et désert vont devenir assez puissants pour traverser l'Arizona et alimenter en eau quelques millions de gens, les animaux d'élevage et les champs cultivés sur plus de 600 kilomètres. Une série de retenues et l'adjonction de l'eau du Colorado amenée par un réseau de canaux régularisent et grossissent son cours.

La Black River, principal affluent de la Salt (dans le système français, elles porteraient le même nom). Au début du mois de mai, au flanc des White Moutains, les feuilles naissent à peine (05/07)
L'apport de la San Pedro, un seul petit mètre cube par seconde, semble dérisoire. En amont de Phoenix, elle reçoit la Santa Cruz, qui arrose Tucson. Mais la Salt River, en aval de Pheonix, est beaucoup plus conséquente : elle est formée des ruisseaux nés aux flancs des White Mountains et au versant du Plateau du Colorado. En aval de la grande retenue du Roosevelt Dam, terminé en 1911, les 13 m3/s de la Verde en font un affluent sérieux.
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Théodore Roosevelt fit beaucoup pour l'aménagement des territoires de l'Ouest. Le barrage et les eaux bleues de la retenue au milieu des terres rouges font un spectacle pittoresque (05/07) |
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De Phénix, la Gila va alimenter un autre grand lac au nord de Gila Bend. Puis, elle poursuit son cours dans le magnifique désert de la Sonora jusqu'à Yuma, où elle rejoint le Colorado.
La Gila et ses affluents forment un bassin qui couvre près de la moitié de l' Arizona, et draine les eaux de presque tout le versant sud du Plateau du Colorado. Grâce à l'apport du réseau des canaux du "Central Arizona Project", elle est sans conteste l'axe de vie du sud de l'état. Bien longtemps avant l'arrivée des Européens, les Hohokams avaient creusé un immense réseau d'irrigation : de nombreux canaux actuels suivent le même chemin que ceux d'il y a un millier d'années. Au bord de la Gila, les ruines de Casa Grande et, à Phoenix, celles de Pueblo Grande, témoignent de l'importance de cette civilisation disparue.
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© et crédit photos : America dreamZ.